Voici venir le second Geek Week. Oui je sais c'est mardi, la semaine commence à peine. Mais ça n'est pas réelement grave car au vu de ma régularité ce post devrait s'appeller Geek Month voir Geek bi-mensuel, mais ça ne rime pas. Bref voilà à quoi j'ai joué ces derniers temps, rien que pour vous et parce que ça vous passionne. C'est parti mon kiki:
On va commencer par faire original: Metal Gear Solid 4. J'y ai joué, et comme dirait Jules: Veni, beaucoup de Vidi et finalement Vici après une quinzaine d'heure.
(si vous me trouvez 1 spoilers dans ce texte vous pouvez m'enlever les dents à coup de marteau)
Que dire sinon que c'était bien. Voir franchement loin au-dessus de la moyenne. Pour ceux qui ont suivi la série, MGS 4 est une tempête émotionelle rare dans le jeu vidéo. Est-ce un jeu par contre, je ne sais vraiment. Plus une expérience interactive de haute volée à mon avis.
Comme vous l'avez certainement entendu partout on joue peu dans ce MGS, très très peu même. Plus de la moitié du jeu est constituée de cinématique. C'est gargentuesque pour une oeuvre qui s'affiche en tant que jeu-vidéo, donc interactif. D'autant que cet épisode n'introduit pas, si ce n'est en clin d'oeil au précédent, ces géniaux moments de confusion entre jeux et réalité que l'on avait connu par exemple dans le combat avec Psychomantis lors du premier épisode. Rappellez-vous: lorsqu'il lisait dans la carte mémoire pour connaitre nos jeux préférés ou encore qu'il fallait changer de port manette pour qu'il n'aie plus la possibilité de lire dans nos pensées pour anticiper nos mouvements. Ce thème de l'interaction reste bien entendu très présent mais amené avec moins de génie que dans les 2 premiers épisodes.
On trouvera également des moments parfois longuets ou nanarisants à souhait. Ces défauts étant inéhrent à la série, si l'on aime, on ne lui en tiendra pas rigeur.
Pour le reste Kojima est resté fidèle à lui même: un scénario tortueux et impossible à appréhender pour le néophyte, une mise en scéne spectaculaire par moment et tout en subtilités et émotions à d'autres. Les réponses tant attendues sont toutes présentes et nous portent vers un final attendu qui fera polémique. Mais n'est-ce pas là le propre de toute oeuvre réussie?
Ninja Gaiden 2 est lui venu user mes nerf et faire suer mon pad. Ce jeux est l'antithèse de Metal Gear. Un concentré de gameplay, une difficulté qui sent bon nos premières années de jeux vidéo, un scénario aussi fouillé que les texte de Booba (string: check, grosse balle: check, violence: check) et des ennemis par paquet de cent et de sang.
Ce que c'est bon de s'énerver sur tel boss invincible ou autre enchainement d'ennemis qui vous enlève un tier de vie avec une baffe. Il n'y a pas a dire; lorsque finalement, après moult effort surhumain, on surmonte l'épreuve, le sentiment d'être un dieu ce fait assez vif! Cette émotion étant de plus en plus rare dans le jeux-vidéo actuel, les vieux con nostalgique dont je fais partie ne bouderont pas leur plaisir. Subsitent dans ce joli tableau: les éternels défauts de caméra et une courbe de difficulté globalement moins bien dosée que dans le premier épisode, avec des passages proche de l'impossibilité suivi par des moments, même tard dans le jeu, déconcertants de facilité.
Du côté portable j'ai goûté et apprécié Soul Bubble sur DS. Ce jeux créé par Mekensleep, petit studio français, a le bon goût de l'originalité. On incarne un personnage enfantin qui doit amener des esprits d'un point A à un point B au long de tortueux niveau semés d'embuches.
Ces esprits, ne pouvant être qu'un court laps de temps exposés à l'air libre, doivent donc être protégés par une bulle que l'ont peut créer, diviser, grossir ou rapetisser à volonté au moyen du stylet. Bien évidement le décor ainsi que de nombreux gêneurs tenteront de nous compliquer la tâche. Attention donc aux oiseaux, blocs en feu, lianes collantes et autre ennemis voleurs de bulle.
Tout au long du jeux des mécanismes de plus en plus ingénieux et complexe feront leur apparition comme la possiblité de capturer de l'eau dans une bulle pour éteindre du feu ou faire enfler la bulle pour déclencher des interupteurs. Le seul petit hic à déplorer est peut-être sa direction artistique qui manque de caractère. Ce n'est de loin pas moche ou désagréable mais trop quelconque. Le jeu aurait gagné à être plus marquant de ce côté là. Hormis ce léger regret c'est une création rempli de bonne idées et que bien évidemment je ne saurais trop vous conseiller.
Voilà c'est tout pour ce 2ème Geek Week et comme dirait l'autre: jouez-bien!

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